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  La candidature | L’entrée dans la mêlée | Le charme du domaine de Bellejame | Essai transformé !
 

CNR à Linas

>> La construction du CNR

Résidence principale Bellejame
Le domaine de Bellejame était à l’abandon depuis 1969 et un incendie en 1976 a définitivement mis en ruine le château et ses dépendances. On se rappelle des débats importants sur l’avenir de cette propriété de 40 hectares lors des élections cantonales de 1998.

CNR à Linas
En décembre 1998, la FFR publie dans le journal « Midi Olympique » l’ouverture d’un concours pour trouver un site d’accueil à son futur centre de formation.


Notre canton se mobilise pour présenter la candidature de Bellejame. Les habitants signent des messages de soutien. François PELLETANT et Eric COCHARD forment avec les Maires du canton une équipe qui n’a rien à envier aux grandes formations rugbystiques, afin de défendre la candidature de Bellejame.


Le 2 juillet 1999, c’est gagné ! Lors de la réunion de son comité directeur à Rodez, la FFR choisit Bellejame. Notre canton est en liesse.


Signature le 21 septembre 1999 à Bellejame du partenariat entre la FFR et les collectivités locales. Le Conseil Régional d’Ile de France apportera une subvention de 40 millions de francs au projet, le Conseil Général de l’Essonne, 20 millions de francs, les communes de Marcoussis et Linas, 500.000 francs chacune.


Décembre 1999. Avant que le chantier ne démarre, de gigantesques fouilles archéologiques sont entreprises, mobilisant de nombreux archéologues qui travailleront d’arrache pied pendant plusieurs semaines afin que la construction du CNR ne prenne pas trop de retard.


4 avril 2001, notre canton accueille le Premier Ministre et la Ministre des Sports de l’époque pour la pose de la première pierre.


Le même jour, les rugbymen du XV de France viennent pour la première fois à Bellejame afin de faire connaissance avec leur futur centre de formation.


Pendant 14 mois, le chantier mobilisera jusqu’à 250 ouvriers en permanence pour réaliser l’agencement de 18.110 mètres de surface bâtie sur un total de 52.000 mètres de surface aménagée. Bellejame restera le plus gros chantier qu’aura connu notre canton. Au total l’opération aura coûté 300 millions de francs (45 millions d’euros).


L’ouverture du centre est prévue le 1er septembre. Bellejame accueillera en permanence jusqu’à 86 stagiaires, une centaine de salariés et de congressistes. Le XV de France y passera plusieurs semaines par an au gré des compétitions. Ici les chambres du XV de France.

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>> Présentation du CNR

résidence principale du CNR
Avant de devenir le Centre National de Rugby, il existait un château sur le domaine dont la première pierre fut posée au 13ème siècle. Le pigeonnier, restauré par la FFR, est le seul vestige de ce glorieux passé. C’est un endroit où « le seigneur de Bellejame (Bellejambe à l’époque) aimait à se recueillir. On souhaite maintenant que l’entraîneur de l’équipe de France y trouve l’inspiration qui guidera le XV de France sur le chemin d’un premier titre mondial dans un an.

Batiments - CNR
Les différent bâtiments qui composent le Centre ont été aménagés de manière fonctionnelle entre eux, guidée par la nécessaire séparation et indépendance des circuits des dIfférentes "populations" ont accès au Centre technique national de rugby : les Equipes de France, les stagiaires, les partenaires et les visiteurs.Grâce à quelques astuces de conception, la passerelle reliant la demeure de France aux espaces spécialisés en est un exemple, ces "quatre" populations" vont pouvoir utiliser le Centre aux mêmes périodes sans créer de gêne mutuelle .

résidence de l’équipe de France
La résidence de l’équipe de France est aménagée sur l’emplacement de l’ancien château de Bellejame. Elle est protégée du reste du site.
Lors de la venue du XV de France, c’est à dire environ 10 semaines par an, ou lors d’évènements particuliers, la sécurité sera renforcée dans l’enceinte du site et aux abords.

terrain principal - CNR
Le terrain principal est éclairé et possède une tribune de 1.000 places.
Certains entraînements et matchs de préparation ouverts au public s’y dérouleront régulièrement. Une piste d’athlétisme en tartan de 4 couloirs entoure le terrain. Parmi les 5 terrains de rugby, 3 sont réservés aux entraînements et sont spécialement conçus pour la pratique du rugby. En herbe naturelle, ces terrains ont été ensemencés par une société qui a spécialement inventé pour Bellejame un gazon révolutionnaire grâce à la sélection de 26 graines différentes. Ce procédé permet, d’après ces concepteurs, d’utiliser les terrains seulement 30 minutes après une pluie d’orage.

Terrain couvert - CNR
Unique en France, le terrain couvert est l’une des merveilles du Centre. Sur une surface de 80 mètres de long par 50 mètres de large, il permet aux joueurs de s’entraîner par tous les temps sans craindre les effets de la pluie. Le revêtement synthétique dit « soft touch » garanti aux joueurs d’éviter les brûlures lors du contact avec le sol. Un revêtement qui a été posé sur une couche de sable recouverte d’un tapis épais de 7 centimètre en granulat de caoutchouc.

bar de l’hôtel - CNR
Véritable espace de convivialité, le foyer du XV de France dispose d’un billard et d’aménagements de détente pour y lire, jouer aux cartes ou simplement se reposer avant les grands rendez-vous sportifs.Rendez-vous des 3èmes mi-temps et des moments de décontraction, le bar de l’hôtel, quant à lui, est situé dans la résidence de l’équipe de France. On souhaite bien sur aux joueurs tricolores de s’y rendre le plus souvent possible… mais après les matchs !

le restaurant 3 étoiles - CNR
Plusieurs salles de restaurant ont été aménagées selon leurs destinataires. Ainsi, si certaines sont bien entendu réservées aux joueurs (équipe de France et stagiaires en formation), d’autres sont destinées à accueillir les visiteurs ou les séminaires d’entreprises qui se succèdent tout au long de l’année. En moyenne, près de 200 repas sont servis quotidiennement. Avec 15 salles de réunions modulables de 12 à 80 places, le Centre offre une gastronomie de grande qualité, du petit déjeuner d’affaire au dîner de gala prestigieux signé de grands chefs. Le cadre sportif et verdoyant faisant le reste…

piscine du CNR
Le jacuzzi et le sauna complètent la piscine pour former l’espace « aquatique » réservé aux joueurs du XV de France. Espace de détente mais aussi sportif, la piscine de la résidence est couverte sur toute sa surface et les sportifs y ont toujours pied au grand dam du redoutable joueur du XV de France, Serge Betsen, qui a quelques difficultés a y faire ses étirements.

Amphithéâtre du CNR
Au rez-de-chaussée d’un des bâtiment se trouve une salle presse, deux studios radio-TV aménagés et un amphithéâtre de 240 places. Celui-ci permet d’accueillir des congrès ou des conférences de presse comme celle qui a eu lieu le 30 octobre où le Président de la Fédération Française de Rugby, Bernard Lapasset, annonçait le projet de candidature de la France pour l’organisation de la coupe du monde en 2007.

Salle de musculation du CNR
La tribune qui sépare et dessert le terrain couvert et le terrain principal abrite les espaces spécialisés.
Les éléments sont répartis sur deux niveaux : un centre médical, des vestiaire, des locaux de relaxation, des espaces de stockage pour le matériel sportif des Equipes de France et de la formation  et une salle de musculation de 360 m². Cette dernière est pourvue d’une quarantaine d’appareils de développement musculaire dernier cri. Une piste de sprint y est même aménagée sur toute la longueur. Une large baie vitrée permet aux sportifs d’admirer la vue sur le magnifique terrain couvert. A proximité, on retrouve un espace de relaxation et un centre médical.

Chambres du
XV de France

Les 30 chambres de niveau « 3 étoiles » portent chacune le nom d’un grand club de rugby hexagonal en hommage aux 26 clubs champions de France et quatre autres clubs, invités de marque, qui historiquement auraient mérité de l’être : Brive, Montferrand, Dax et … Nantes. Les joueurs y résident à raison de deux par chambre ( dans la mesure du possible) et selon les affinités.

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La candidature

Sans aucun doute l’avenir du rugby français s’écrit ici, sur les bords de la rivière de la Sallemouille, dans un domaine qui appartenait il y a bien longtemps à un propriétaire boiteux appelé le « Marquis de Bellejame », et qui fait désormais le lien entre les villes de Linas et Marcoussis. Le CNR de Linas-Marcoussis n’est pas seulement un centre technique des sportifs de haut niveau, c’est devenu un outil stratégique essentiel pour le rugby et le sport français, l’outil de la victoire.

Tout a commencé par une petite annonce publiée par la Fédération Française de Rugby à la fin de l'année 1998. La FFR lançait un appel à candidature pour trouver un site d'accueil pour son C.T.N.R. Il s'agissait de réaliser pour les champions du ballon ovale un équipement du même niveau que celui existant à Clairefontaine pour le football.
Cette démarche était assez unique dans le monde du rugby. Aucune nation ne disposait d'un équipement de cette ampleur. Les seuls pouvant s'en rapprocher étaient les All Blacks qui disposaient en Nouvelle-Zélande d'un centre d'entraînement. Mais, celui-ci était bien inférieur à ce qu'allait être le C.T.N.R des rugbymen français.

Le monde de l’ovalie connaissait bien les installations de Clairefontaine car l'équipe du XV de France résidait très régulièrement au Château de Montjoye situé tout à côté du Centre de Football et avait pu utiliser, à quelques occasions, les installations de la FFF. Autant dire que les instances du rugby français avaient une idée assez claire de ce qu'elles voulaient. L’intérêt d’un C.N.T.R put être évaluer dans la préparation sportive des joueurs. Cependatnt, il ne s'agissait pas de réaliser un "Clairefontaine bis" mais bien un équipement adapté à la culture rugbystique, qui tout en étant au service de l'élite sportive devait être ouvert à tous les licenciés et principalement aux jeunes.

Clairefontaine

L’exemple de Clairefontaine était omniprésent dans la préparation de la candidature. François PELLETANT, Conseiller Général et Maire de Linas, connaissait Daniel DEGARNE, Maire de Clairefontaine dans les Yvelines.
Il put grâce ainsi rencontrer le Directeur du Centre Technique du Football et obtenir des informations de première importance.
Cela permis également de s’informer sur l’accueil du XV de France lorsqu’il résidait au Château Ricard, Domaine de Montjoye où l’équipe de France préparait les grands rendez-vous techniques.
En recueillant des informations sur les habitudes des sportifs, leur besoin en matière d’équipements, les difficultés rencontrées lors de leur hébergement au Domaine de Montjoye, nous pûmes affiner le projet afin de coller aux besoins de la FFR au-delà de ce qui était demandé dans son cahier des charges.

La petite annonce de la FFR a été repérée dans nos contrées de l'Essonne, mais un certain "flou" subsiste aujourd’hui pour déterminer par qui et quand l'appel à candidatures a été détecté. La version la plus vraisemblable est que l'annonce fut repérée par un élu du Conseil Municipal de Marcoussis, probablement par le Maire de l'époque Eric COCHARD. Mais c'est assez régulièrement que d'autres versions sont entendues çà ou là attribuant ces faits tantôt à un président de club sportif tantôt à un maire-adjoint.

Toujours est-il qu'il était moins une ! Le dépôt de la candidature et le paiement des frais de dossiers ont été effectués in extremis. Il a fallu d’ailleurs "jongler" pour payer ces frais car compte tenu des délais ; la commune de Marcoussis, pas plus qu'une autre d'ailleurs, n'aurait été en mesure de donner les quelques centaines de francs nécessaires. En effet, les collectivités publiques ne disposent pas de fonds propres pour engager leur dépense. Il faut respecter une procédure administrative qui enchaîne les votes au Conseil Municipal, les mandats du service comptabilité, les envois à la perception de rattachement, et finalement les paiements par les services de l'Etat. Cela peut prendre plusieurs semaines. Et bien sûr les collectivités disposent encore moins de liquidité, ce serait contraire aux grands principes qui régissent la gestion des deniers publics. Il fallut donc trouver quelqu'un en mesure de payer la somme sur-le-champ. Ni une, ni deux, l'Association Sportive de Marcoussis endossa ce geste historique. Le Président de l'époque signa le chèque qui allait engager une des plus belles épopées des villes de Linas et de Marcoussis, du canton de Montlhéry et du département de l'Essonne.

Au total, 32 dossiers ont été retirés auprès de la Fédération Française de Rugby. 22 sites ont présenté leur candidature avant la date fatidique de janvier 1999. La Fédération Française de Rugby a effectué un premier tri qui a permis de sélectionner 18 candidats admis à concourir.

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L’entrée dans la mêlée

Il fallait faire vite, alors après le dépôt de la candidature, nous avons fait appel à différents partenaires. Parmi eux, le Conseil Général de l'Essonne et le Conseil Régional d'Ile-de- France bien sûr. Mais aussi des partenaires techniques et financiers comme la société de BTP Petit (groupe GTM), le cabinet d'architectes GIRARDET et le paysagiste ROUSSEAU. L'affaire était donc lancée et le 11 février 1999, la FFR organisait une réunion d'informations avec les différents candidats afin d'expliquer les modalités de ce concours. Il s'agissait pour nos communes d'un évènement unique qui se produit très certainement qu'une seule fois dans l'histoire. Le Maire de Linas et Conseiller Général du canton de Montlhéry avait coutume de dire qu'il fallait vivre intensément ces instants car ceux-ci ne se reproduiraient pas pendant plusieurs générations et peut-être même jamais. La seule aventure similaire de cette partie de l'Ile-de-France avait connu dans le passé est la construction du circuit de Linas-Montlhéry en 1924, sur le territoire de la commune de Linas.

Le planning de la FFR était très précis :

  • 15 Mars 1999 : dépôt d'un dossier d'avant-projet présentant notamment les qualités de notre candidature, les coûts et frais de fonctionnement de l'équipement, et l'environnement du site,
  • Avril 1999 : visite d'une commission d'évaluations,
  • Mai 1999 : après sélection des meilleurs projets, nouvelle visite d'évaluations,
  • Juin 1999 : choix du site.


Il fallait donc s'activer "dardar" et le 17 février, une réunion était organisée en mairie de Marcoussis associant plusieurs communes voisines et associations concernées. Etaient présents :
- La municipalité de Marcoussis : Messieurs COCHARD, DOMENJOZ, LEJEUNE, BUZA et GOUHOT
- La municipalité de Linas : Monsieur FERRIER
- La municipalité de Montlhéry : Monsieur GOUEFFON
- La municipalité de Nozay : Absente
- Associations sportives de Marcoussis : Monsieur BORI et Monsieur NOEL section rugby,
- Association historique de Marcoussis : Monsieur RICHARD
- Monsieur LAVERNE : Paysagiste était également présent.


Nous ne pouvons pas retranscrire ici les échanges à la fois techniques et politiques de cette réunion mais on relèvera que, dès cette date, les faiblesses de notre candidature furent identifiées, notamment par Monsieur FERRIER, Adjoint aux sports de Linas, qui fit remarquer que les partenaires techniques et financiers étaient choisis dès l'origine du dossier, et que l'implantation des bâtiments prévue uniquement sur Marcoussis, n'était pas des plus judicieuse. Cela laissait peu de liberté à la FFR si elle nous choisissait. On verra plus tard que ces deux éléments auraient pu être fatals et que l’on doit la réussite du projet à leur redéfinition.

Pour préparer le dossier du 15 mars, les communes de Linas et de Marcoussis, comptant respectivement sur leur territoire un tiers et deux tiers du domaine de Bellejame, durent faire travailler ensemble leur service de l'urbanisme. Un dossier remarquable a été constitué en si peu de temps car il faut dire qu'au-delà de la compatibilité avec les règles d'urbanisme, nous devions également apporter des garanties sur le plan financier et technique. Ne sachant pas quelles étaient les véritables attentes de la Fédération Française de Rugby qui, comme c'est de bonne guerre, en disait le "minimum" de façon à nous obliger à dévoiler toutes les cartes de notre jeu.

Très vite, le Conseil Général annonça la couleur en proposant d'acquérir les terrains et de les mettre à la disposition de la FFR par un bail longue durée. De son côté, le groupe GTM proposait de prendre en gestion directe l'ensemble des installations et imaginait un contrat de concession avec la FFR, mais un point d'interrogation subsistait dans le dossier : la position de la Région.
En effet, la région Ile-de-France était bien embarrassée pour se déterminer sur le dossier candidature de Linas-Marcoussis pour le CTNR. En effet, un autre site en Ile-de-France était pressenti à Ennery (95). On a même pu sentir à ce stade de la candidature une certaine préférence pour ce dernier certainement influencée par les relations et le contexte politique de l'époque. En effet, le Vice-Président chargé des Sports au Conseil Régional était un élu du secteur. Il fallait donc assez rapidement couper court à cette "tendance" qui risquait de nous faire perdre toute crédibilité.

Un réunion s'est tenue le 18 mars 1999 à 20 H 30 en Mairie de Marcoussis réunissant le groupe de travail. On peut dire que l'inquiétude était le sentiment qui présidait, pas tant des suites de la position de la Région mais par l’apparition d'autres lacunes à notre candidature :
- Les terrains appartenaient à un particulier, le Marquis de Pontevesse qui n'avait pas l'intention de vendre dans l'immédiat.
- Le centre de gravité du rugby français était plutôt situé dans le sud de la France, même si le nord de la Loire constituait des terres de conquête pour le rugby, nous étions en concurrence avec d’autres sites mieux implantés dans les terres rugbystiques.
Nous craignions également des complications car au service du Cadastre lorsque l’on recherchait le nom des propriétaires de chaque parcelle apparaissait le nom de Madame LE JOLY DE BAMMEVILLE, mère de Monsieur de Pontevesse décédée en 1956, On retrouvera quelques mois plus tard, que Monsieur de Pontevesse était bien le seul propriétaire en vertu d'une donation faite en décembre 1946.

Il nous fallait donc être très convainquant lors de la réunion du 22 avril 1999 au cours de laquelle nous allions rencontrer pour la 1ère fois le Comité d’Evaluation de la FFR.
Le 22 avril 1999 au matin, nous accueillions la Commission d’Evaluation de la FFR conduite par Monsieur Du Bois, Trésorier, avec la participation du Cabinet CML. Cette matinée de travail a permis de présenter le projet, de faire visiter le site mais aussi d’impliquer des partenaires comme le Club de Rugby de Massy dont la réputation en matière de formation des jeunes est incontestable.

L’architecte GIRARDET présenta le projet d’aménagement du site. Quatre esquisses différentes avaient été réalisées afin de montrer les différentes possibilités qu’offrait le domaine de Bellejame. Mais les grandes lignes de l’aménagement restaient les mêmes :

  • Espaces boisés dans la partie sud,
  • Hébergement dans la partie centrale à proximité de la rivière,
  • Locaux administratifs et techniques dans la perspective de la Tour,
  • Terrains de jeux dans la partie nord.

Nous répondions au Cahier des Charges de la FFR avec :

  • 43.000 m2 d’activités sportives extérieures,
  • 8.800 m2 pour les activités sportives intérieures,
  • 7.800 m2 pour l’hébergement et la restauration,
  • 1.520 m2 pour les salles de formation et de détente,
  • 700 m2 pour l’administration,
  • 14.000 m2 pour les parkings.

Nous proposions également différents scénarios de montages financiers. La FFR pouvait acheter le CNR clé en main ou le louer. Dans ces deux cas, elle en assurait l’exploitation, l’entretien et la gestion. Mais la FFR pouvait également confier la gestion du Centre Technique à un concessionnaire. Bref, dans notre solution tout était possible.

Il y eut vraiment un travail d’équipe cohérent lors de cette réunion du 22 avril :
- Eric COCHARD, Maire de Marcoussis, a présenté les atouts qu’offrait notre secteur,
- François PELLETANT, Conseiller Général et Maire de Linas, a présenté la vie locale et mit la FFR en confiance en présentant l’esprit de convivialité qui anime les populations qui vivent dans notre vallée,
- Michel BERSON pour le Conseil Général de l’Essonne, a affirmé le soutien du Département à ce projet, de même le Conseil Régional d’Ile-de-France, le Comité Départemental de Rugby de l’Essonne.
Tous apportèrent leurs arguments afin de défendre la candidature de Bellejame.

Lors de la visite du site, le Cabinet CML ainsi que Monsieur Jacques DUBOIS ne manquèrent pas d’observer qu’une partie de la plaine située au nord était cultivée. Une vive interrogation se porta sur l’exploitation de ces terres ; à savoir qui les cultivait et avec quel régime d’autorisation car cela pouvait purement et simplement bloquer le projet. Il fallut donc dès le lendemain, plus précisément le 26 avril 1999, rassurer la Fédération Française de Rugby. Après enquête, il apparut que l’agriculteur exploitant les terrains était lié uniquement par un contrat d’entreprise avec le propriétaire et que par conséquent la disponibilité du terrain était immédiate même si la récolte était en cours. Un ouf ! de soulagement aurait pu se faire entendre dans toute la région de Linas-Marcoussis.

C’est ainsi que le domaine de Bellejame passa une nouvelle étape de sélection pour être retenu avec cinq autres sites candidats. Ennery, autre candidature émanent de l’Ile-de-France, avait été éliminé et nous restions le seul site de la région parisienne en compétition. Cela a permis de galvaniser les forces de l’ensemble de nos partenaires et plus particulièrement d’accueillir la Région dans la mêlée.

En effet, la position du Conseil Régional d’Ile-de-France était difficile compte tenu des deux candidatures franciliennes. A présent, les choses allaient pouvoir se clarifier et une grande bataille restait à livrer. Ce serait même la dernière, et elle se jouerait le 2 juin lors d’une nouvelle visite de la Commission d’Evaluation de la FFR, conduite par le Président Bernard LAPASSET (accompagné de messieurs LAURANS, DUBOIS, AUTONIN, DRUAIS, LESPATS) et messieurs LOUVET et BIDET du Cabinet CML. A la dernière minute on apprit même la visite surprise de Jean-Claude SKRELA et Jo MASOT, ce qui fit tripler la pression artérielle du groupe de travail.

La Fédération Française de Rugby voulait aborder, lors de cette visite de façon très précise, les questions financières notamment le coût d’investissement et les subventions d’aides à l’exploitation. Nous eûmes un peu plus d’un mois pour étayer notre dossier, affiner nos arguments et réunir un tour de table capable de répondre aux attentes de la FFR et montrer la crédibilité de notre candidature.

Différentes initiatives furent entreprises. Tout d’abord le Président du Conseil Général, Michel BERSON, renforça son soutien au projet dès le début du mois de mai par un courrier adressé personnellement au Président de la Fédération Française de Rugby. De son côté, Pierre André WILTZER le Député local intervint auprès du Conseil Régional afin de conforter le soutien de la Région au projet.
De son côté, le cabinet GTM qui assurait tout le montage technique de notre candidature pu affiner ces propositions. Le dossier était mené par Monsieur Xavier JAQUETTI. Nous étions en relation avec lui de façon permanente afin de construire les montages juridiques et financiers.

Le Cabinet GTM avait consacré beaucoup de temps à l’élaboration de cette candidature mais il demeurait que ce projet n’était possible qu’à partir du moment où le propriétaire accepte de céder ces terrains. En d’autres termes, si nous n’étions ni propriétaire, ni titulaire de la moindre promesse de vente, nous étions en position d’ultra faiblesse car le propriétaire en titre avait toute l’attitude d’empêcher la réalisation de ce projet.
Cette situation avait pour le groupe GTM un autre risque. Il pouvait être laissé sur la touche car il n’avait aucune garantie d’être le constructeur qui réaliserait le CTNR. C’est la raison pour laquelle Monsieur JAQUETTI nous présenta au mois de mai Monsieur PERRIGUEY, Directeur d’une filiale du nom de Progebat. Le groupe GTM avait fait une analyse très juste que Monsieur PERRIGUEY a su exprimer avec beaucoup de clarté : « dans un projet de ce type, celui qui tient les clés est celui qui tient le foncier ».

Progebat proposa donc une formule qui consistait à se garantir de ce risque mais également à assurer sa présence dans le dossier jusqu’à la fin.
Faute de temps, le montage proposé par Progebat et GTM ne put être formalisé par écrit et on verra que cela fut lourd de conséquence pour ce groupe qui ne fut pas le constructeur du CTNR.

A la réunion du 2 juin, outre les membres de la FFR cités plus haut, étaient présents autour de la table tout ce que l’Essonne pouvait compter de décideurs, notamment le Président BERSON du Conseil Général, le Président CHAUDRON de la Chambre de Commerce et d’Industrie, le Vice-Président SALINIER du Conseil Général chargé des Sports, … au total 28 personnes étaient présents. Nous dûmes faire face à de nombreuses questions que se posaient la FFR.

Sur le plan financier tout d’abord, le projet présenté coûtait 300 millions de francs TTC :

  • 4,1 millions de francs pour les terrains,
  • 260 millions de francs pour les travaux,
  • 26 millions de francs de frais techniques,
  • 15 millions de frais financiers,
  • La gestion de l’ensemble des installations était estimée au bas mot à 6,5 millions de francs HT.

Sur le plan des infrastructures et équipements à proximité, nous pûmes montrer tout l’intérêt d’un CTNR situé à 20 minutes d’Orly, 1 heure de Roissy, 1 heure du siège de la FFR rue de Liège, à proximité des stades de Bondoufle, de Charlety, du Parc des Princes, du Stade de France et du Grand Dôme de Villebon.
A l’époque, sévissait en France le débat sur la « déconcentration ». Certain en effet voulait que les administrations ainsi que les grands équipements ne soient pas tous concentrés sur la région parisienne. Cet argument était très utilisé par nos concurrents de province qui souhaitaient prendre à leur avantage ce mouvement de déconcentration. Monsieur MUTZ, Préfet de l’Essonne en 1999 trouva une formule qui permis de contre-carrer cette stratégie : « pour le rugby français la déconcentration c’est justement venir en région parisienne.

Nous avions voulu que notre candidature ne soit pas uniquement technique mais aussi portée par l’ensemble de la population et des acteurs locaux. Durant le mois de mai, François PELLETANT, Conseiller Général et Maire de Linas proposa au maire de Marcoussis Eric COCHARD de s’inspirer de l’opération menée par la ville de Lille lors de sa candidature à l’organisation des jeux olympiques. Il s’agissait de mobiliser tout ce que le canton de Montlhéry et le département de l’Essonne pouvaient compter de partisans au projet afin de à la Fédération Française de Rugby qu’ils étaient accueillis à bras ouverts.

Pour donner plus d’éclats à cette stratégie, les maires du canton de Montlhéry revêtirent le maillot de rugby de l’équipe locale et firent immortaliser cet instant. Cette photo fut ensuite diffusée très largement, appelant la population mais également les élus locaux, les associations dans toutes leurs diversités, à se joindre à l’équipe des Maires pour soutenir la candidature de Bellejame.

Les maires du canton revêtus du maillot de rugby de l’équipe locale
Les maires du canton revêtus du maillot de rugby de l’équipe locale.

Un coupon-réponse avait été publié sur lequel chacun pouvait exprimer ces sentiments et faire des commentaires. De même, de nombreux conseils municipaux en Essonne ont voté des motions de soutien afin de montrer leur enthousiasme à accueillir le monde du rugby dans notre département.

Toute cette mobilisation fut présentée à la FFR et au Président LAPASSET lors de la réunion du 2 juin 1999. Cela constituait l’élément central de l’intervention du Conseiller Général et Maire de Linas, François PELLETANT qui expliqua que Bellejame n’était pas un site comme un autre mais un lieu chargé d’histoire, de traditions, de culture et de convivialité. Il rappela la forte présence du patrimoine historique notamment les vestiges du château de Bellejame mais également de la Tour de Montlhéry, le « fil d’Ariane » que constitue la rivière Sallemouille traversant le Domaine de Bellejame et offrant un lien essentiel dans toute la vallée. La mobilisation et l’enthousiasme de la population locale qui depuis plusieurs semaines s’exprimait par les coupons pour soutenir la candidature de Bellejame furent notre botte secrète.

Ces arguments furent importants à développer car les autres candidatures toutes proches du monde du rugby et situées dans les régions très rugbystiques, s’appuyaient beaucoup sur cet avantage. Il fallait donc montrer qu’en région parisienne aussi la convivialité et l’esprit rugby existait.

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Le charme du domaine de Bellejame

Au terme de la réunion de présentation du projet, la visite du site fut un moment inoubliable. Par un temps splendide, nous entrâmes dans Bellejame. On entendait les oiseaux et les feuilles des arbres qui bougeaient, balancées par le vent. Les ruines de l’ancien château détachaient admirablement du bleu du ciel et du vert de la nature environnante. Soudain, en arrivant au bord de la rivière, nous surprîmes un couple de col-vert qui, un peu effrayé par ces visiteurs inhabituels, prit son envole sous l’admiration de notre groupe. La qualité environnementale de cet espace n’échappa pas au Président LAPASSET. En effet, les alignements de platanes, les chênes tricentenaires, les cèdres et toutes sortes d’arbres remarquables donnaient à Bellejame un cachet et une authenticité dont on espérait bien qu’il serait déterminant.

Ruines du château de Bellejame
Ruines du château de Bellejame

Il s’agissait là d’un point important à signaler. A Bellejame, il y a un peuplement d’arbres particulièrement remarquables. Compte tenu des contraintes du cahier des charges de la FFR, on pouvait difficilement envisager de réaliser le Centre Technique sans déboiser plusieurs mètres carrés. Or là, une nouvelle difficulté apparaissait : les communes de Linas et de Marcoussis avaient par le passé protégé le parc en le classant au plan d’occupation des sols, rendant tout déboisement impossible. Bien sûr durant toutes les phases du projet, cette difficulté n’a pas été mentionnée, mais dans l’esprit des deux maires, il faudrait très rapidement trouver une solution pour neutraliser cet écueil tout en restant dans l’esprit de la protection de cet espace naturel remarquable. Les communes firent appel à l’Office Nationale des Forêts pour entreprendre un travail de repérage qui permettrait d’identifier les arbres remarquables tels ces chênes multi-centenaires qui peuplent le massif, et repérer les espaces boisés sans intérêt comme les anciennes clairières qui par manque d’entretien s’étaient reboisées naturellement. On ne pouvait rêver mieux, la visite était une parfaite réussite.

La matinée se termina par un repas convivial au club House de l’équipe de rugby de Marcoussis. Là encore, il s’agissait de montrer que l’esprit rugby était parti prenante dans notre candidature. Ce repas s’approchait plus d’une troisième mi-temps que d’un dîner en ville. Au menu charcuterie et vin rouge et surtout un gâteau impressionnant représentant un terrain de rugby réalisé par le pâtissier de Marcoussis. Jo MASOT et Jean-Claude SKRELA repartirent sous escorte de Gendarmerie car ils avaient un avion urgent à prendre à Orly. Tous se quittèrent sur ces mots du Président LAPASSET : « je ne sais pas quelle sera la décision finale, mais on a passé un bon moment avec vous ».

Nous avions donc réussi notre prestation, il restait à apporter quelques précisions à la FFR et à croiser les doigts dans l’attente du verdict à la fin du mois de juin.
Pour autant nous ne sommes pas restés les bras croisés durant ce mois de juin 99. Plus nous réussirions à mobiliser des personnalités sportives ou politiques en faveur de notre candidature, plus nous renforcerions les chances de l’emporter. Des appels téléphoniques tous azimuts ont donc été nombreux durant cette période.

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  Essai transformé !

Puis le grand jour arriva ! C’était le 2 juillet 1999 dans les locaux du Conseil Général de l’Aveyron à Rodez, où était réuni le Comité Directeur de la Fédération Française de Rugby.

CNR à Linas

Après plusieurs heures de débats et un premier vote, le site de Linas-Marcoussis restait en concurrence avec celui de La Londe-les-Maures. Et lors d’un second vote, Bellejame l’emporta avec très peu de différence.

Cette victoire à l’arrachée ne fut pas du goût de La Londe-les-Maures qui pensait bien l’emporter face à une candidature parisienne. Mais il faut croire que la volonté du monde de rugby de s’étendre au nord de la Loire, de s’installer à proximité des grandes infrastructures de l’Ile-de-France et de se rapprocher du potentiel que représente la jeunesse locale a été déterminant dans la décision. Nous n’avions pas prévu de faire le déplacement sur place mais Bruno FERRIER, l’Adjoint chargé des sports de la commune de Linas, partait en vacances dans la région ce jour là. Il proposa de faire une halte à Rodez et de se rendre au Conseil Général pour « prendre la température ». Au moment où il arriva sur place la décision venait d’être délibérée et Bruno FERRIER se retrouva d’un seul coup projeté sous les flashs des journalistes et dut répondre aux multitudes de questions que tous voulaient poser au lauréat. Cela fut un des moments mémorables de cette aventure où cet adjoint aux sports en tenue de vacancier prenait pour quelques instants l’importance d’un grand sportif international et se retrouvait le lendemain matin en photo dans la presse.

Bien sûr, comme dans toutes compétitions, il y avait un gagnant et aussi des perdants. Des 22 sites initialement candidats, il n’en restait plus qu’un mais on doit souligner que les 21 autres étaient de très grandes qualités.

Il y eut également un autre perdant, ce fut le groupe GTM. En effet, la Fédération Française de Rugby avait assorti sa décision de retenir le site en écartant GTM comme constructeur. La FFR souhaitait organiser un concours d’architectes spécifiques afin de redessiner l’ensemble de l’aménagement du site et de choisir l’architecte.

Bellejame était choisi, les communes de Linas et de Marcoussis étaient donc victorieuses. Cependant, il restait encore du pain sur la planche afin d’acquérir le site, aménager l’ensemble des espaces, en harmonie avec les réglementations locales d’urbanisme.

APPELATION DU SITE

L’appellation du Domaine a toujours été sujet à débat. Tantôt Bellejame, tantôt Linas-Marcoussis, il faut reconnaître que l’appellation la plus utilisée est celle de Marcoussis. Pourtant, l’appellation officielle convenue entre les communes de Linas et de Marcoussis reprise ensuite par la FFR est celle de « Bellejame » situé à Linas-Marcoussis. On observe que cette convention a été respectée pendant quelques années, mais après les « accords de Marcoussis », concernant la Côte d’Ivoire, force est de constater que l’appellation la plus répandue devient « Marcoussis ».

 

Dans les jours qui suivirent l’annonce du choix de Bellejame par la FFR, tout ce que l’Essonne et le monde sportif comptaient de forces vives étaient en émoi. Les Maires de Linas et de Marcoussis reçurent de nombreux messages de félicitations et la population locale ne manquait pas de manifester son enthousiasme.

Les mois de juillet, août et septembre furent mis à contribution pour faire avancer le projet. La Fédération Française de Rugby demanda des garanties tant sur le plan urbanistique que technique afin de constituer le cahier des charges du concours d’architectes qu’elle voulait engager dans les plus brefs délais. Elle demanda par conséquent que le plan et les caractéristiques des différents réseaux existants lui soient communiqués ainsi que leur renforcement. Elle demanda les plans et les règles d’urbanisme des POS des deux communes ainsi que tout élément technique, tels que relevés de géomètre, sondage etc… Cette demande fut présentée le 19 août.

Mais le point le plus crucial fut celui de l’acquisition des terrains. Initialement il était prévu que le Conseil Général de l’Essonne fasse l’acquisition de la totalité du domaine, puis signe un bail avec la FFR. Ce montage nécessitait en préalable que le propriétaire actuel signe une promesse de vente. Or, la signature se faisait attendre et la FFR refusait d’engager quoique ce soit tant que ce point n’était pas clarifié. On envisageait donc une signature pour octobre 1999, ce qui aux yeux de la FFR était beaucoup trop tard compte tenu du calendrier très serré qu’elle avait élaboré pour la construction du Centre.

Le 1er septembre 1999, le Président LAPASSET tapa du point sur la table pour rappeler ses impératifs et évoqua même l’annulation de la grande manifestation que le Conseil Général souhaitait organiser le 21 septembre 1999 pour sceller le choix de Bellejame. Cela ne manqua pas de faire son effet et les discussions reprirent immédiatement afin d’amener le propriétaire à signer la vente.

A cette occasion, une adaptation du projet initial fut apporter. En effet, nous sentions bien que les rugbymen acceptaient notre proposition de bail mais auraient préféré être complètement chez eux. C’est pourquoi fut étudiée la possibilité d’une division du Domaine de façon à vendre la partie nord comportant les équipements sportifs à la Fédération Française de Rugby et classer la partie sud essentiellement boisée, en espaces naturels sensibles gérés par le Conseil Général. Quand on analyse les choses aujourd’hui, cette solution était la meilleure pour tout le monde car le Conseil Général disposait de subventions spécifiques pour les E.N.S et cela permettait à la FFR de réaliser un projet en toute indépendance.

Un accord fut trouvé et la manifestation du 21 septembre put se tenir. Il s’agissait de trois réunions tenues successivement au Conseil Général, à Linas, et à Marcoussis, suivi d’un point presse organisé au cœur du Domaine au cours duquel une signature entre les partenaires devait intervenir

Lorsque nous arrivâmes à Bellejame la presse nous attendait à l’entrée mais la nuit commençait à tomber. Les services techniques du Conseil Général avaient bien fait les choses : le chemin central avait été empierré. La traversée du Domaine à la tombée de la nuit avait un charme particulier. Dans la partie centrale, juste à côté des ruines qui restaient du château, le Conseil Général avait dressé des tentes dans lesquelles nous pûmes recevoir la presse. La signature fût mémorable puisqu'il ne s’agissait pas de signer un quelconque contrat ou une quelconque charte d’engagement entre les différents acteurs mais d’apposer sa signature sur des ballons de rugby symbolisant ainsi plus un accord moral entre tous.

Signature des cinq ballons. De gauche à droite F. Pelletant, M. Berson,B. Lapasset, P. Mutz et E Cochard.
Signature des cinq ballons. De gauche à droite F. Pelletant, M. Berson,B. Lapasset, P. Mutz et E Cochard.

Etaient présents le Président du Conseil Général Michel BERSON, le Préfet Pierre MUTZ, la commune de Marcoussis en la personne de son Maire Eric COCHARD, François PELLETANT, Conseiller Général et Maire de Linas et bien sûr Bernard LAPASSET pour la Fédération Française de Rugby. Cinq ballons furent signés par les cinq partenaires ; ils sont encore visibles dans les mairies, à la Préfecture ou au Conseil Général et très certainement au siège de la FFR.

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