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L’histoire de l’autodrome de Linas – Monthléry

 

Vous voulez tout connaître de l’implantation de l’autodrome de Linas – Monthléry ? Découvrez ci-dessous l’histoire du premier circuit automobile de France

 

L’histoire

Dans les années 20, l’industrie automobile est en pleine expansion, et de nombreux records de vitesse sont établis. Dans la lignée de la création des circuits d’Indianapolis aux Etats-Unis de Monza en Italie, un ingénieur Français Alexandre Lamblin décide de construire le premier circuit automobile français.
Il achète donc, en 1922, un terrain sur la commune de Linas sur lequel il fait construire un anneau de vitesse de 2,5 kilomètres. Cet anneau sera complété dans les années suivantes par un circuit automobile.

Au départ, l’anneau central doit pouvoir accueillir aussi bien des courses automobiles que cyclistes.

L’objectif étant de battre des records de vitesse.

 

La construction et les particularités

Dessiné par l'architecte Raymond Jamin, la piste est montée sur une charpente métallique reposant sur une base en béton...

Il faudra 1000 tonnes d'acier et 8000 m3 de béton pour réaliser ce circuit. Sera rajouté un revêtement en asphalte.

Au total, 2000 ouvriers seront attachés à la construction de l'ouvrage.

L'anneau de vitesse de la piste est de forme ovale, proposant deux lignes droites de cent quatre-vingts mètres de long. Ses virages concaves permettent l'atteinte de vitesse importantes pour l'époque (plus de 220 km/h)

 Commencée en mars 1924, le circuit est inauguré 7 mois plus tard.

 

Les records

A l’ouverture du circuit, de nombreux records seront enregistrés, jusqu’à 100 dans les deux premiers mois. Grâce à l’éclairage public, l’autodrome de Linas enchaine les courses d’endurance.

L’évolution vers un véritable circuit

En 1925 est décidée l’extension de la bouche ovale vers un véritable circuit de 12,5 kilomètres.

Le premier Grand Prix de l’Automobile Club de France y sera organisé, voyant l’accident tragique du pilote Antonio Ascari.

Le circuit de Linas verra l’organisation de plusieurs Grand Prix jusqu’en 1933

 

Les difficultés

Malheureusement, le circuit étant mal desservi, et demandant un investissement en maintenance trop élevé, sera mis en faillite en 1936.

L’après-guerre

Après la guerre durant laquelle le circuit servira de camp d’internement puis de camp de transit, l’autodrome servira de piste d’essais pour les constructeurs automobile.

Afin d’éviter son démantèlement, des associations décident à compter de 2004 de sauver cet ouvrage historique. A compter de 2010, une nouvelle homologation permet au circuit d’accueillir divers évènements automobiles.